Colère, la percevoir ou l’être? (en colère)

Cher ami lecteur, attention, cet article a pour thème la colère… Le narrateur peut être moi… ou pas. J’écris « attention » parce que la colère a sa propre énergie qu’on apprend en sophrologie à repérer, à maîtriser et à rediriger (mais pas forcément à réfréner!). Cette propre énergie de la colère peut être sournoise ; alors méfiez-vous en lisant mon texte qu’elle ne vous touche pas de près… si vous sentez que ces mots vous agacent, vous êtes peut-être sous l’emprise d’une énergie vénère comme diraient d’aucuns qui me font sourire….


C’est tout de même horripilant ce message google ou microsoft sur mon ordinateur lorsque je l’allume.
« Appuyez ici et dîtes « Détrompe mes idées reçues. »»
Je le vis vraiment, intensément comme une attrape-couillonnade.
Ma réponse fuse.

« Mais bien sûr prends-moi pour une débile. Je n’ai pas envie d’être ton produit, je le suis déjà assez! »

Je le vis comme un vol. Pas viol, v.o.l de mon intimité.
C’est à ma conscience, à mon esprit, à mon âme, que sais-je, que je demande ça : »Détrompe mes idées reçues. »
Et encore, je demande poliment avec un « S’il te plaît » à la clef.

Or cela demande un sacré travail sur le non jugement.

« Détrompe mes idées reçues. » houuu je sens la colère que cette interjection imposée par des inconnus provoque en moi.
D’accord, je plonge dans les idées reçues.

Un jour, une employée hautement désagréable de chez Orange m’avait dit « Vous êtes sophrologue et vous ressentez de la colère??! »
Son ton éhontément méprisant m’avait au final fait sourire grâce à sa diversion : merci, tu me permets d’expliquer une petite partie de sophrologie!

La sophro, tout comme la méditation, tout comme plus largement le plus en vogue « Mindfullness » (ou pleine conscience) n’a pas pour but de transformer les gens en des moutons calmes et bêlants!
On dirait que les gens qui le croient n’ont jamais suivi Petit Scarabée dans « Kung Fu »!! ahahah…
La sophrologie caycédienne (du nom de Caycedo, neuro psychiâtre qui a créé le mot) permet le dialogue corps-esprit, la reconnaissance de ce qu’on est profondément, de nos valeurs, de nos noirceurs, en essayant le plus drastiquement possible de chasser tout jugement sur soi et les autres.


Vivre sa colère. Ne pas la nier permet de ne pas en rester prisonnier-e!
Et d’en rire en s’en libérant.
La rage de Raoul-Lino Ventura dans «Les Tontons Flingueurs» est plus drôle que la douceur de Maître Panisse dans «César»… (bien que j’adore la douceur…)

Je crois que ne pas voir nos défauts, nos emportements, nos parts sombres, c’est nous priver d’une petite lumière sur notre conscience ou inconscience…
C’est comme si cet aveuglement ne permettait pas d’éclairer les poteaux indicateurs sur nos sentiers de vie.

Si on a les pleins phares qui n’éclairent que le bitume et tout le reste est dans l’ombre, comment fait-on pour prendre le joli petit chemin pas nickel mais qui est nôtre et qui part sur le côté ?

Lino Ventura, Francis Blanche, Robert Dalban, Bernard Blier, Jean Lefevre.
« Les Tontons Flingueurs » de George Lautner., 1963.
Un bourre pif en pleine paix à l’obligation d’être toujours béni oui oui, ou de bonne humeur!
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