Équinoxe… équi-libres.

Et en sous-titre : «Plus la vie est simplifiée, plus la vie est facile.»

San Antonio – L’année de la moule. 1982, éd. Fleuve Noir.

On ne célèbre plus assez en familles ou entre amis ces rythmes de notre planète, comme l’équinoxe par exemple. Or j’ai beaucoup entendu de regrets sur la fin de l’été… c’est juste, bien sûr. Mais profiter des métaphores offertes en direct par la nature pour mieux vivre nos vies est un réel cadeau.

Et là, le thème du week-end était l’équilibre entre la nuit et le jour… À chacun d’y trouver son envie, son message…

J’avoue que sur mon vélo, en plein milieu de ma forêt-qui-guérit, devant le spectacle du vent en folie, des feuilles qui s’essayaient aux sauts sans trapèze, des arbres qui ployaient en tous sens, j’étais émerveillée.

Ce vent tonitruant qui souffle en cette période d’équinoxe semble pousser mes mots hors des sentiers du langage compréhensible par toi, ô lecteur vénéré (vous aurez bien compris que je ne me permets de vous tutoyer ô vous qui me lisez pour savourer encore un peu mes fou rires à la lecture de ses emportements).

Mais tels les peupliers qui peuvent plier (hihihi oh ça va…),

sous ce vent impressionnant de fin septembre, j’en reviens à l’essentiel.

Mes peupliers peuvent plier (mmhhff) parce qu’ils sont bien enracinés et ils s’évident naturellement, c’est sûr qu’ils ont plus facile que nous face aux vents!

Parce que ces racines là, qui nous aident à tenir les bourrasques, ce ne sont pas forcément dans nos familles qu’elles se nourrissent, mais bien au fond de nous.-et non pas de « Blois », comme le suggère mon facétieux correcteur!?-

“Mais qui es-tu pour nous sortir de pareilles assertions ?” pourrais-tu, ô cher lecteur te demander?? Poussière, je ne suis que poussière mais une poussière qui s’est dit une fois pour beaucoup, que je n’étais pas venue sur terre pour être victime des aléas, mais bien pour m’en nourrir, en rire et en pleurer et me poser et savourer….

Et c’est là que j’en reviens de façon très subtile au sujet qui m’intéresse aujourd’hui : profiter de cet équilibre nuit/ jour et de ce vent excitant pour toutes ces feuilles « mortes » et ces arbres d’habitude immobiles, pour en faire autant.

Trouver notre équilibre entre nos ombres et nos déclinaisons de lumières.

Lâcher dans le vent nos peurs, nos agacements, nos croyances juste déjà pour essayer d’observer ce qui se passe…

Observer…

La sophrologie caycédienne  offre un cadre très précis et très simple pour se connaître. Sans jugement, sans a priori et plutôt dans la joie mais sans nier la peine. Rire n’a jamais empêché de pleurer la disparition d’un être cher. Rire et pleurer nous savons faire. Juste, nous tentons parfois d’y échapper… et souvent pour tout un tas de raisons qui nous semblent très bonnes!

L’équinoxe nous rappelle ceci : trouver l’équilibre entre notre nuit et notre jour est possible, cela déclenchera peut-être des tempêtes dans nos vies mais nous sommes souvent plus solides que nous ne l’imaginons… Notre mental, cette partie de nos pensées qui ruminent, qui tournent tournent apprécie que nous lui fassions la part belle : cela nous rassure de nous punir parfois. Or on ne se perd pas en lâchant les feuilles mortes, tout ce qui est lourd dans notre valise. On peut faire tout un travail très léger vers notre passé,qu’en sophrologie on travaille toujours en évoquant un moment délicieux du présent et un moment souhaité pour le futur. On associe la tridimensionnalité passé/présent/futur, ce que nous sommes dans nos vies… tout en revenant toujours à cette observation en nous-même, qui nous pose dans le ici et maintenant…

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